|
Hestroff – B1
A voir : une ville souterraine et les peintures murales laissées par les soldats français, artistes plus ou moins désœuvrés qui trouvèrent avec le béton un support à leur inspiration, couvrant de Mickeys le foyer des soldats dans le fort de Hestroff, le "Lascaux de la Ligne"…

Renseignements :
Association du Fort de Hestroff M. Masson – Tel. 03 82 83 43 35 ou Mairie de Hestroff : Tél. 03 87 35 77 01 – Fax 03 87 35 74 39 Téléphoner impérativement pour une visite. Visite sur demande et sur réservation à partir de 10 personnes - Durée : 1 h 30 A proximité : un circuit de balade d'1 km à la découverte de la flore.
Description :
En 39/40, il appartient au Secteur Fortifié de Boulay et à la Région Fortifiée de Metz qui s'étend de Longuyon à Faulquemont. L'ouvrage A24 est implanté sur un petit mouvement de terrain qui domine les voies ferrées Thionville-Hargarten et Metz-Bouzonville (cette dernière n'existe plus aujourd'hui).
Il s'intègre dans la chaîne des ouvrages et casemates (Hobling A23, casemates d'Edling, A24, Anzeling A25, Bérembach A26) dont les glacis descendent en pente douce sur la vallée du ruisseau d'Anzeling, face à la frontière allemande à 15 km au-delà. Précisons que, contrairement à une idée très répandue, tous ces organes ne sont pas reliés ensemble par des galeries de communication, chacun d'entre eux étant indépendant. En revanche, des réseaux téléphoniques enterrés les inter connectent. L'ouvrage A24 y est raccordé par deux câbles pénétrant par des forages.
Un obstacle (fils de fer barbelés) court le long de la position fortifié. il est renforcé par un obstacle antichars, le fameux champs de rails à six rangées, sauf devant les casemates d'Edling où le ruisseau d'Anzeling a été aménagé en fossé antichars. L'ouvrage est construit de 1931 à 1935 par les entreprises Gianotti (originaire de Nice) et la Parisienne d'Entreprises (de Paris), adjudicataires du gros œuvre des « tranches» de Chémery et d'Anzeling.
Des artisans locaux exécutent quelques travaux en sous-traitance. Les chantiers, qui sont menés nuit et jour, nécessitent un personnel abondant. Les témoins oculaires des chantiers de fortification avancent le chiffre de 2500 ouvriers (représentant plus de 10 nationalités différentes !) logeant dans les fermes ou dans les baraques spécialement construites à Hestroff, entre le village et le bois de Bousse.
Bockange (commune de Piblange) – B1
Abri de Bockange
Les murs de ce bloc bétonné de 40 mètres de façade à deux niveaux sont décorés de dessins réalisés par les troupes allemandes qui s'y installèrent de 1940 à 1944. Il est situé en pleine forêt dans le bois de Bockange.
Renseignements : Yves Staudt – 14, rue de la Parisienne - 57220 PIBLANGE Tél. 03 55 00 06 83 ou 03 87 35 72 39
http://camp-de-bockange.chez-alice.fr/contents3.html
Ouverture : du 1er avril au 30 septembre. Visite uniquement sur rendez-vous. Durée : 1 h 30
Historique :
La construction du camp de Bockange, situé à quelques centaines de mètres de l'entrée de l'ouvrage d'Anzeling, s'est achevée en octobre 1933. Sa capacité était alors de 1 430 hommes et 62 chevaux A partir de 1937, le camp est diffinitivement affecté au 2ème Bataillon du 162° RIF - "Le Régiment de la Nied" .
Le casernement abrite également un Centre de Mobilisation (CM) ainsi qu'une Compagnie d'équipage d'ouvrage (CEO). Peu de temps avant la mobilisation, un dépôt de munitions et un autre d'explosifs voient le jour en limite nord-ouest du camp en bordure de la route de Burtoncourt.
Après l'Armistice le camp est utilisé par les troupes allemandes pour y garder des prisonniers russes et italiens. Durant les combats de la libération il sert aux troupes US, avant d'accueillir à nouveau des unités françaises jusque dans les années 1970.
|